Comment résumer le tout? Ce fut vraiment une belle fin de semaine!
Cette année, je ne peux pas dire que ce fut l'année scolaire que j'ai préférée. J'sais pas, le quotidien m'achevais. J'avais l'impression de me retrouver dans un monde qui n'était pas le mien.
Ce weekend de camping, c'était du bonheur liquide... Chaque personne, chaque sourire a fait en sorte que chaque instant était unique. Que ce que tous et chacun pouvaient vivre s'envolait. Chacun a son passé qui lui est propre, mais, l'espace d'un instant, il m'a semblé que tous ces passés se sont envolés pour ne former qu'un seul présent que nous avons partager, tous ensemble. Les soucis, les tracas reviendraient plus tard. Bientot chacun poursuivrait son petit bout de chemin, mais ca n'avait pas d'importance car le temps s'était arrêter.
Je me revois, assise dans le sable, emmitoufflée dans ma veste. En arrière de moi, je sentais la chaleur de l'homme que j'aime. Il me tenait dans ses bras et sa tête se trouvait au creux de mon épaule. Il ventait. Une brise, ni chaude, ni froide, assez forte, qui faisait balancer les arbres. C'était magnifique. C'est mon monde. À mes côtés, il y a Amélie. Elle sourit. Personne ne parle. Je me demande ce à quoi elle peut bien penser. Tant pis, jle saurai pas, mais elle souriait. Pendant tout ce temps je regarde les autres autour de moi. Sur la plage, devant moi, ca rie sans but, ca crie. C'est du bonheur à l'état pur. Ils sont heureux. En apparence. Non en fait, je crois bien qu'ils sont heureux, malgré tout ce qu'ils peuvent vivre au quotidien sans jamais le laisser paraître, en cet instant, je crois que tout cela est loin dans leurs esprits. Ils en profitent. Il fait soleil. Le sable est chaud. Ils sont entourés de gens qu'ils aiment et pour rien au monde, ils n'auraient souhaiter se retourver ailleurs. Je souris, c'est plus fort que moi. Mon amoureux m'embrasse dans le cou. «Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu souris comme ça?»
Je n'ai rien répondu. J'ai simplement pensé : «Il fait soleil et le temps s'est arrêté. Pour une fois.»